Une décision responsable ?
A dire vrai, l’équipe nationale de football du Bénin n’a pas été dissoute du fait de sa prestation approximative à la 27ème Can. Loin s’en faut. En matière de bilan, les Béninois peuvent même s’enorgueillir de la prestation de leur équipe nationale qui contrairement à ses deux premières participations (0 point, 7 buts encaissés, un but marqué en 2004 ; 0 point 8 buts encaissés contre un seul but marqué en 2008 ; 1 point, 5 buts encaissés contre deux buts marqués en 2010), a engrangé son premier point en trois participations à une phase finale de la compétition continentale, mais à cause des égarements de certains cadres de la sélection nationale. Quand on se rappelle de la déclaration de Pascal Angan qui déclare " Je ne suis pas Béninois, je suis Ivoirien et je suis là pour renforcer l’équipe béninoise..." ou encore du comportement de l’international Réda Johnson et ses écarts de langages, la décision du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (Fbf) de dissoudre la sélection nationale A est une décision incontestable. On ne peut pas bâtir une équipe autour de l’indiscipline.
Pourquoi limoger Michel Dussuyer ?
Il vrai que le technicien français des Ecureuils Michel Dussuyer n’est pas le meilleur entraîneur au monde et son séjour à la tête de la sélection nationale n’est pas dénudé de tout reproche. Mais il faut reconnaître que Dussuyer a rempli la mission qui lui a été confiée. Celle de qualifier le Bénin pour la Can 2010. Une mission qu’il a su accomplir avec de la manière. Le Bénin avait fini deuxième derrière le Ghana et devant le Mali. Même si on lui reproche de n’avoir pas fait qualifier l’équipe pour les quarts de finale de la Can 2010. L’objectif, c’était de commencer à prendre des points dans une phase finale de la Can, et les Ecureuils ont pu en prendre un. Une première. Certes, ils pouvaient mieux faire. Jusque-là le technicien français est toujours dans les normes de sa mission. Alors qu’est ce qui peut expliquer un tel limogeage à six mois de la fin de son contrat ? D’office, l’insuffisance de résultat est à mettre de côté. Son comportement ? La encore, on ne peut lui reprocher quoi que ce soit. Une décision qui ne sera pas sans conséquence financière puisque son contrat arrive à terme en juin. Le ministère des sports, premier employeur de Dussuyer accepterait-il une telle décision et supporter les frais de dédommagement ?
Marcel Houéto