Après leur témoignage au Bénin Marina Hôtel en décembre dernier suite au massacre de Djidagba dans lequel cinq paysans ont été tués, les coopérateurs agricoles des palmeraies de la Vallée de l’Ouémé et du Plateau n’ont plus la quiétude. Menaces, intimidations sont aujourd’hui le lot quotidien de ces paysans qui n’ont fait que porter à la place public que les maux dont ils souffrent. Compte tenu de l’ampleur de la gravité du crime, et craignant une saisine de la justice internationale, les auteurs et autres commanditaires de ce crime crapuleux, veulent passer par tous les moyens pour contraindre les paysans au silence. Leur nouvelle stratégie consiste à procéder à des arrestations massives et arbitraires. Dans cette manœuvre, dames Agossa Bossi, Agossa Azonsi, Avigbé Agathe (mère d’un bébé de trois mois) toutes ressortissantes de l’arrondissement d’Atchonsa dans la commune de Bonou viennent de faire les frais. Elles séjournent actuellement à la prison civile de Porto-Novo pour avoir cherché du bois de ménage dans les palmeraies. Il y a quelques jours, c’est monsieur Ekanyé Kounasso qui a été mis aux arrêts pour des motifs qu’on ignore jusqu’au moment où on met sous presse. Selon les populations, les militants Cauris de la localité menacent d’arrêter tous ceux qui feront ombrage à Boni Yayi dans la zone. Conscient du fait que le Bénin est un Etat de droit, il urge d’arrêter ces pratiques rétrogrades qui n’honorent pas la nation.
Marcel Noumon