En pleine session budgétaire, le conseil municipal de Parakou a été informé du mouvement de protestation des revendeuses du marché Arzèkè. Elles avaient fermé les boutiques et barricader les voies d’accès pour fustiger le traitement infligé à elles par le service des impôts. Le maire de la ville Soulé Alagbé au lendemain de la protestation a initié une rencontre avec le service des impôts pour savoir un peu plus sur la situation. Au terme de cette entrevue, il ressort que les vendeurs du marché se révoltaient contre une taxe spécifique appelée le, Bénéfice individuel sur chiffre d’affaires (Bic). Une taxe qui était normalement réservée aux propriétaires de grandes boutiques et des magasins. Mais la situation est que les bonnes dames semblent être considérées par cette taxe spécifique. Le maire grâce à l’appui des sages et notables de la ville a pu ramener le calme dans le marché et les revendeurs ont repris place devant leurs étalages pour servir les clients. Mais cette accalmie semble être plus précaire car d’autres choses fâchent les usagers du marché. Les femmes du marché ont accepté intégrer les hangars car le maire a promis envoyer cette semaine une mission à la direction générale des impôts pour négocier et en savoir plus sur le Bic. Cet impôt qui ne devrait en aucun cas être prélevé chez les bonnes dames mais plutôt sur le bénéfice des ventes des magasins et boutiques. Au retour de cette mission, si les bonnes dames n’obtiennent pas satisfaction, elles promettent de durcir le mouvement et muscler leurs actions. Et qu’une médiation des sages de la ville ne serait que peines perdues. Du côté des propriétaires et utilisateurs des boutiques, la tension est aussi perceptible. On menace tout simplement de vider les boutiques et s’installer dans le marché comme de simples revendeurs. Ce qui compromettra dangereusement le budget de la ville car la mairie n’aura plus de redevances à prendre sur les boutiques du marché. Au cas où les boutiques fermeraient et les propriétaires quitteraient le marché, les revendeurs auront du mal à s’approvisionner. On constatera de nouveau un regain de tension dans le marché voire une lutte entre les bonnes dames, le service des impôts et les clients car les prix des produits connaîtront une hausse.
Célestin HOUNKPE