Aziz Orou (Informaticien)
Je ne comprends pas d’où est ce que cela sort. Ce sont les mouvanciers qui écrivent ces conneries dans leurs journaux et personnes n’est là pour les sanctionner. Où se trouve le régionalisme quand des partis d’envergure nationale créent un bloc politique. Ce sont les voleurs qui crient au voleur.
Fataï Bassabi (Médecin)
En toute franchise, il faut dire aux politiciens de cesser l’intoxication. Vous les gens de la presse, vous avez un grand rôle à y jouer. C’est de votre faute car c’est vous qui relayez ces intoxications. Ce n’est pas bien pour l’image de notre pays. Nos populations ont trop de difficulté de survie pour qu’on leur ajoute encore les problèmes ethniques dont personne ne mesure la gravité. De grâce arrêtez cette campagne.
Symphorien Tokpanou (Entrepreneur)
Je rends grâce à Dieu que cette intoxication n’a pas atteint le peuple. Vous voulez détruire l’œuvre de Mgr de Souza et des feus présidents Apithy, Ahonmadégbé et Maga. C’est quoi cette bassesse de Nord et Sud que vous brandissez actuellement. Quand Me Adrien Houngbédji et Bruno Amoussou soutenaient Mathieu Kérékou en 199- contre leur frère Nicéphore Dieudonné Soglo, personne n’a crié au régionalisme. Quand en 2006, les Soglo, Amoussou et Fagbohoun ont soutenu Boni Yayi contre leur frère Houngbédji, il n’y a pas de régionalisme. Maintenant, on parle de régionalisMe quand on voit Houngbédji, Amoussou, Fagbohoun, Soglo et Sèhouéto ensemble. Ce n’est pas sérieux.
Joseph Ahoundjinou (Etudiant)
Le Bénin est un et indivisible. Ce sont les auteurs des pratiques du régionaliste qui crient actuellement au régionalisme. Il suffit d’observer correctement les différents secteurs d’activités de notre pays pour s’en rendre compte. Maintenant, je ne sais pas pourquoi les voleurs crient au voleur. Dans tous les cas notre peuple est assez mûr pour ne pas tomber dans ce piège.
Allassane Wakhili (Commerçant)
Ce sont les politiciens qui entretiennent ces choses. Or quand vous les observez, ils ont tous une femme du Sud ou du Nord. Aujourd’hui, il y a des enfants bariba ou dendi de naissance qui ne parlent que le fon et vice-versa. Moi, ma femme est de Ouidah. Sur mes quatre enfants, un seul comprend le dendi. Mais cela ne me gène en rien. Alors pourquoi on nous sort cette histoire de régionalisme. Quand des troubles vont commencer, mes enfants iront où ? Chez leur mère, on va les traiter de nordiste. Chez moi, on va les traiter d’étranger. Alors ils iront où. Que ferai-je dans ces conditions de ma femme ? Vous ne voyez pas tout cela. De grâce, laissez-moi en paix et faite tout ce qui est en votre pouvoir pour que cela n’arrive point. Je vous en supplie.
Jérémie Agbossouvi (Fonctionnaire)
C’est l’histoire du gourou qui n’aime pas monter à l’échafaud. Moi, je ne vois pas où se trouve le problème. On nous a toujours dit que dans certaines parties du Bénin, les gens votent le sang. Alors, pourquoi empêcher certaines régions de faire ce que d’autres font ? Faites un tour dans l’administration pour comprendre ce qui se passe.
Paul N’Tcha ( Enseignant)
Le peuple est mûr et personne ne peut nous diviser. C’est une maladresse d’attaquer l’Union fait la nation sur le front régionaliste. Cela ne va pas marcher. Au contraire, on leur fait la publicité. Qui vous a dit que nous les gens de l’Atacora on ne soutien pas Union fait la nation ? Nous, on soutien tout ce qui peut nous aider à renforcer la démocratie. C’est tout. Qu’ils soient du Nord ou du Sud nous vivons les mêmes réalités socio-économiques. Donc, on ne peut se diviser. Au contraire, cela nous réuni davantage.
Sikiratou Toko ( Sans emploi )
Pourquoi nous diviser alors qu’on a faim ? C’est un faux problème que les politiciens avides d’imagination ont soulevé dans l’optique de nous distraire par rapport aux difficultés socio-économiques du pays. Le pays est en grève et personne ne dit rien. Le bruit de l’océan ne peut pas empêcher le poisson de s’endormir.