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Le Palais des Congrès de Cotonou accueillera, dimanche 23 novembre à partir de 17h, l’avant-première francophone du film panafricain « 3 COLD DISHES », après Londres et Lagos. La projection marque le lancement officiel de la sortie du film dans les pays francophones.
Le film panafricain « 3 COLD DISHES » (3 plats froids) sera projeté en avant-première à Cotonou le dimanche 23 novembre prochain. L’annonce a été faite, mercredi 19 novembre lors d’une conférence organisée au siège de l’ADAC, en présence d’une partie de l’équipe du film, tourné majoritairement au Bénin et produit par l’artiste international Burna Boy, producteur exécutif.
« C’est un film d’action, plein d’effets spéciaux, mais surtout une vraie histoire », explique le producteur béninois Martial Dansou. Le récit suit le destin de trois jeunes filles victimes de violences et trahisons familiales. « C’est une histoire de tristesse, mais aussi de vengeance. Elles ne se sont pas laissées faire », poursuit-il.
Le long-métrage a été tourné dans quatre pays (Nigeria, Bénin, Côte d’Ivoire et Mauritanie), avec une large part des images captées sur des sites emblématiques du Bénin. « Quand vous regardez le film, c’est le Bénin. Ganvié, Porto-Novo, Grand-Popo… Même à Londres, j’avais l’impression de regarder un film béninois », raconte Martial Dansou. L’équipe a même organisé « un festival Vodun authentique » pour les besoins du tournage.
Pour l’Agence de Développement des Arts et de la Culture (ADAC), qui a accompagné la production et la diffusion du film, cette avant-première s’inscrit dans sa stratégie de soutien aux industries culturelles. « Nous suivons ce projet depuis le tournage. Accueillir l’avant-première au Palais des Congrès s’inscrit dans notre mission d’appuyer la création et la diffusion », rappelle Faissol Gnonlonfin, directeur du cinéma à l’ADAC. Il souligne que la projection de Cotonou « lance officiellement la sortie du film dans tous les pays francophones ».
« 3 COLD DISHES » sera diffusé en Côte d’Ivoire le 27 novembre et à Dakar le 28 novembre.
Plusieurs acteurs béninois présents ont témoigné de l’importance du film. Sourou Govoèkè, qui incarne la jeune Fatima, parle d’un rôle marqué par la violence et la trahison. « Je jouais une adolescente vendue à la prostitution. C’est un film très passionnant. Vous n’allez pas le regretter », assure-t-elle.
Rodolphe Avana, lui, a joué un rôle clé dans la quête de justice des trois héroïnes. « Je suis l’homme de main. Celui qui les aide à rattraper ceux qui leur ont fait du mal », résume-t-il. Pour lui, c’est aussi un film-alerte. « C’est une histoire vraie. Ça parle de traite, de prostitution forcée ».
L’acteur appelle le public à répondre présent dimanche. « Les salles étaient pleines à Lagos et Londres. J’aimerais que les Béninois se mobilisent massivement », lance-t-il.
L’équipe du film promet une œuvre qui « montre ce que l’Afrique peut offrir » et qui rassemble des talents du Nigeria, du Bénin, de Côte d’Ivoire, du Sénégal ou encore du Gabon, mêlant acteurs francophones et anglophones.
L’avant-première est ouverte au public aux tarifs de 5.000 FCFA (accès simple) et 10.000 FCFA (accès VIP). Les tickets sont disponibles au 01 48 18 66 66.
M. M.

















