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La 5e édition de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (JISTNA), a été célébrée ce samedi 23 août 2025, dans la cité historique de Ouidah. Les manifestations placées sous le thème : « Mémoire, résilience et avenir : honorer les victimes, construire pour demain », ont été présidées par Jean-Michel Abimbola, ministre du tourisme, de la culture et des arts.
La mémoire des déportés une fois encore honorée à Ouidah. La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, creuset idéal instauré par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a permis de les célébrer à la Porte du Non-retour, lieu chargé d’histoires qui a vu partir des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants pour la traversée transatlantique.
Pour le maire de la ville de Ouidah, l’édition 2025 de la JISTNA revêt un caractère spécial. Ceci, en ce qu’elle coïncide avec la fin du mandat du conseil communal ; lequel a permis de réaliser aux côtés du gouvernement à travers le ministère du tourisme, de la culture et des arts, « un certain nombre d’œuvres importantes » dans l’histoire du pays. Cette édition dira Christian Houétchénou, donne l’occasion de discuter et de parcourir entre africains et afro descendants, cette partie de l’histoire commune, d’examiner un certain nombre de messages très importants qui d’après lui, ont « surement » échappé, et permettront de se redonner la main pour reconstruire l’histoire et bâtir l’avenir ensemble.
Le Bénin, un modèle pour le retour des afro descendants
Le retour des afro descendants sur la terre de leurs ancêtres selon la présidente de l’association Médiation internationale pour les réparations (MIR-Bénin), est un « acte spirituel » qui s’inscrit également dans le cadre des instruments internationaux de droit de l’homme. Akhsamiya Martial a évoqué à titre illustratif la résolution 194 des Nations Unies qui permet aux afro descendants d’obtenir la citoyenneté. Et en ce sens, le Bénin a montré l’exemple notamment à travers la loi sur la nationalité en leur faveur, et votée par le Parlement en juillet 2024. Cette loi se réjouit la présidente de MIR-Bénin, a déjà permis à plusieurs afro descendants d’être naturalisés béninois. Elle a exprimé à l’occasion, la reconnaissance de la communauté des afro descendants et celle et de l’organisation qu’elle préside, pour tous les investissements faits en matière de tourisme mémoriel dans le pays.
Akhsamiya Martial n’a pas manqué de saluer la procédure qui confère la liberté d’entrer, de sortir et de séjourner au Bénin, et qui à terme, permet d’avoir une attestation définitive de nationalité et un passeport béninois donnant accès à une soixantaine d’autres pays dont une vingtaine de pays africains. « Le détenteur de l’attestation de nationalité béninoise, pourrait, au terme de 2 ans de résidence au Bénin, au lieu de 5, obtenir la naturalisation béninoise », a-t-elle félicité saluant la « belle réparation au préjudice des déportations » mise en œuvre par le Bénin et qui va encourager et faciliter le retour des afro descendants en terre africaine.
Pour le ministre du tourisme, de la culture et des arts, la JISTNA rejoint une tradition ancienne des peuples qui ont toujours gardé vivace le souvenir des ancêtres déportés. Se référant au thème retenu pour cette édition, il a indiqué qu’il d’une « boussole » qui enseigne que « se souvenir ne suffit pas ». « Il faut transmettre, guérir et bâtir. La mémoire n’est pas seulement une exigence morale, elle est une semence politique et culturelle », a précisé Jean-Michel Abimbola. Il a rappelé à l’occasion, quelques « engagements forts et historiques » pris par le gouvernement béninois pour donner chair à la mémoire des déportés et l’inscrire durablement dans l’avenir. Il s’agit notamment de l’adoption de la loi sur la nationalité en faveur des Afro-descendants ; la création au cœur du Fort portugais de Ouidah, du Musée International de la Mémoire de l’Esclave (le MIME) ; la réhabilitation et la mise aux normes du Parcours Mémoriel à l’intérieur de la Cité-Musée de Ouidah ; et le Bateau du Départ, qui constitue d’après lui, une dernière étape du circuit mémoriel de la Cité-Musée de Ouidah.
La Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition est célébrée le 23 août de chaque année à Ouidah. Conférences débats et une Marche silencieuse vers l’Arène culturelle de la cité historique ont meublé l’édition 2025.
Quelques images
F. A. A.
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