500 visites en ce moment

L’une des personnalités ayant marqué l’année 2025 au Bénin, est le commandant de la Garde républicaine, Dieudonné Djimon Tévoèdjrè. Officier supérieur de l’armée, il a joué un rôle déterminant dans la riposte contre les initiatives de renversement de l’ordre constitutionnel dans le pays ces deux dernières années. Ce qui lui a valu d’être promu le 26 décembre dernier au grade de Général de brigade, avec effet au 1er janvier 2026.
Ces deux dernières années (2024 et 2025), le Bénin a subi deux tentatives de coup d’Etat tendant à renverser le régime du président Patrice Talon. La première remonte à septembre 2024, et implique deux de ses proches collaborateurs : Oswald Homéky, ex ministre des sports, et Olivier Boko, homme d’affaires et ami personnel de longue date du chef de l’Etat.
Conscients du rôle clé que joue le commandant de la Garde républicaine aux côtés du président de la République, ils l’ont commis à l’effet d’entreprendre un coup de force pour renverser son régime dans la journée du 27 septembre 2024. Mais le colonel-major, fidèle à son engagement à servir la Nation, ne cèdera pas à la demande.
Dans la nuit du 24 au 25 septembre 2024 selon les informations, l’ex ministre des sports a été interpellé dans son domicile avec le commandant de la Garde républicaine. Il lui remettait six sacs remplis de billets de banque, pour un montant de 1,5 milliard de francs CFA, correspondant à une partie des ressources financières à lui verser pour réaliser le coup de force.
Interpellés et placés sous mandat de dépôt, les deux principaux acteurs de la tentative de coup d’Etat, Olivier Boko et Oswald Homéky ont été déclarés coupables de « complot contre l’autorité de l’État » et condamnés par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), à 20 ans de réclusion criminelle, 60 milliards de francs CFA de dommages et intérêts et 4,5 milliards de francs CFA d’amende au terme du procès le 30 janvier 2025.
Environ 14 mois après cette première tentative, survient un autre coup avorté qui a suscité émoi.
La mutinerie déjouée du 7 décembre
Alors que les populations suivaient les programmes habituels de la Télévision nationale dimanche 7 décembre 2025, un groupe de soldats apparaît à l’écran et annonce avoir démis Patrice Talon de ses fonctions de président de la République. Ils ont également affirmé que le lieutenant-colonel Pascal Tigri a été nommé président d’un « Comité de la refondation militaire ». Une annonce surprenante qui a suscité de grandes inquiétudes au sein de l’opinion ; mais elle n’aura duré que quelques heures car, les forces loyalistes aussitôt mobilisées, sont parvenues à maîtriser les mutins dans leur assaut, et libéré la Télévision nationale.
La première annonce qui a rassuré, est celle de Alassane Séïdou, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique. Sa déclaration sera suivie de celle du président de la République lui-même, après le journal télévisé de 20h. Patrice Talon, convaincu de ce que la situation est sous contrôle, avait appelé les citoyens à vaquer normalement à leurs occupations.
Comme en septembre 2024, le commandant de la Garde républicaine est au cœur de la riposte qui a dérouté les mutins. Dans un entretien accordé à Radio France internationale (RFI), le colonel-major a présenté le récit détaillé des évènements. Selon ses explications, tout a commencé aux environs de 2h10 lorsqu’il a reçu un appel du général corps d’armée, Bertin Bada, directeur du cabinet militaire du président de la République. Celui-ci l’informait qu’il était en train d’être attaqué à son domicile par des hommes cagoulés. Quelques minutes après ce premier signal d’alerte, il reçoit un deuxième appel ; cette fois-ci, du général Abou Issa, chef d’état-major de l’Armée de terre, puis conclut aussitôt qu’il ne s’agit pas d’un acte isolé de délinquance, mais plutôt d’une tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Aussitôt, il met en branle les premiers éléments de riposte. « En tant que commandant de la Garde républicaine et responsable direct de la sécurité étatique, j’ai alerté mon unité. Je me suis moi-même rendu immédiatement sur le terrain afin de défendre la patrie », explique-t-il.
Selon le commandant, la horde d’assaillants a lancé l’offensive contre la résidence du chef de l’Etat aux premières lueurs de la journée. Déjà présent sur les lieux, il dit avoir organisé « personnellement » la défense de la résidence et du palais présidentiel. Face à cette attaque, la Garde républicaine a organisé une riposte immédiate. « Les assaillants ont été visiblement surpris par l’intensité de notre contre-attaque ainsi que par la détermination de mes hommes, et c’est cette surprise qui les a mis en déroute », indique Dieudonné Tévoèdjrè sur RFI.
L’enquête ouverte après la mutinerie du 7 décembre suit son cours.
Nommé par décret signé du chef de l’Etat le 7 juillet 2016, Dieudonné Tévoèdjrè à travers ses interventions dans la riposte contre les tentatives de coup d’Etat, donne la preuve que l’intérêt supérieur de la Nation doit prévaloir en toute circonstance, et que chaque Béninois où qu’il se trouve, doit accomplir avec loyauté la mission qui lui est assignée pour le bonheur de tous.
Ce qui lui a valu la reconnaissance de la Nation lors de la session extraordinaire du Conseil des ministres du 26 décembre 2025. Le colonel-major Dieudonné Tévoèdjrè a été promu par le Chef de l’Etat, Patrice Talon, au rang de Général de brigade, pour compter du 1er janvier 2026, au même titre que plusieurs autres généraux élevés à divers grades.
C’est la première fois que 24 Heures au Bénin désigne un officier supérieur des Forces de défense et de sécurité comme l’Homme de l’année.
F. A. A.
www.24haubenin.bj ; L'information en temps réel
















