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Le 12 janvier, le président sud-coréen Lee Jae Myung a publiquement condamné Shincheonji Church of Jesus, the Temple of the Tabernacle of the Testimony (ci-après dénommée « Shincheonji »), ainsi que d’autres groupes religieux, déclarant que « le préjudice qu’ils causent à la société est resté trop longtemps sans contrôle, entraînant de graves dommages ».
Le lendemain, le Premier ministre Kim Min-seok a fait écho aux propos du président lors d’un conseil des ministres, ordonnant une enquête conjointe sur le « groupe pseudo-religieux » et la « secte », dans le but de leur « éradication ».
À la suite de ces déclarations, une équipe conjointe réunissant des agences chargées de l’application de la loi a été constituée et des investigations sont en cours. Les discussions en cours à l’Assemblée nationale concernant la nomination d’un procureur spécial ont suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles mesures coercitives supplémentaires à venir, dont une opération de perquisition et saisie.
L’article 20 de la Constitution de la République de Corée garantit la liberté de religion en tant que droit fondamental. Malgré cela, des déclarations du président Lee Jae Myung — en l’absence de toute décision de justice — désignant Shincheonji comme responsable de préjudices sociaux ont suscité des inquiétudes selon lesquelles « l’autorité de l’État nourrit la stigmatisation et l’hostilité envers une religion spécifique ».
Des critiques soutiennent que les propos du président semblent miner des principes constitutionnels et démocratiques. L’élection de Lee Jae Myung à la présidence est intervenue après la destitution de l’ancien président sud-coréen, survenue à la suite d’une déclaration inconstitutionnelle de la loi
martiale.
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