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FIL D'ACTUALITÉ

Essai scientifique

La révolution des Hobbits - Pourquoi ils vont conquérir le Monde

Un essai sur la condition humaine




Philippe de Roux est un entrepreneur social. Après des études de philosophie et l’école de commerce, il a démarré comme président bénévole d’une association qui faisait du parrainage d’enfants, puis collecteur de micro-crédits, et enfin comme gérant d’une station services EXXON MOBIL en France où il a été sensibilisé à la lutte incendie. Il a pris conscience de plusieurs réalités et notamment d’un invariant assez fort : plus vous êtes pauvre, plus vous payez cher pour un service de médiocre qualité.
De ces expériences est née l’ONG Eau et Vie qu’il cofonde en 2008, et qui se déploie aux Philippines, au Bangladesh, en Côte d’Ivoire et en Bulgarie. Son dernier essai éponyme publié aux éditions l’Escargot illustre sa pensée.

Les Hobbits comme modèle d’inspiration sociétale : l’urgence de témoigner
Être entrepreneur social, c’est porter le fardeau du mieux vivre ensemble, et rechercher dans cet élan, les moyens financiers pour améliorer durablement les conditions de vie des populations les plus fragilisées.
Après l’échec d’une plaidoirie auprès de mécènes à bord d’un prestigieux paquebot, pour financer Eau et Vie, Phillippe de ROUX s’est senti Hobbit sur ce bateau. Une goutte d’eau face à l’immensité de l’océan. Inspiré de lectures d’amis philosophes et penseurs proches, il publie non sans douleur à partir de 2017, une série d’œuvres de presse dans la revue Limite, « La Révolte des Hobbits » quelques mois avant la crise des Gilets jaunes, suivi de « L’Espérance des Hobbits » en début d’année suivante. Puis enfin son essai intitulé La révolution des Hobbits - Pourquoi ils vont conquérir le Monde en 2020.
S’inspirant du célèbre roman « Le Seigneur des Anneaux » de Tolkien, l’auteur rend témoignage du fait que c’est à un simple hobbit et ses amis qu’est confié l’anneau du pouvoir total qu’il faut détruire pour sauver la « Terre du Milieu », et non à un puissant roi ou magicien, ni même un elfe immortel. Le modèle des Hobbits de Philippe de Roux est une ode à une nouvelle espérance post-libérale de construction économique et sociétale. C’est à l’aune d’un ouvrage politique, inspiré d’une littérature très populaire et des plus accessible, que l’auteur tente d’appréhender les problèmes sociétaux et de la survie humaine.
Les élites, les souverainistes et les classes populaires
Pour l’auteur, face à des questions de vie ou de mort qui se posent à l’humanité toute entière, une réconciliation s’impose entre humains. De ce fait, il propose plusieurs pistes, notamment que les « hobbits intellos » se mettent au service des « hobbits populos » afin de savoir comment sortir par le haut d’un possible affrontement violent entre les « blocs ».
Pour se faire, il cite en exemple l’association des intellectuels anti-communistes polonais et les ouvriers des chantiers navals de Gdansk, en révolte contre le puissant « Mordor » de l’époque qui a contribué à un mouvement politique derrière la bannière de Lech Walesa et de ses compagnons des classes populaires.
Pour l’auteur, c’est la piste possible pour un débouché politique aux Gilets jaunes dans une sorte de jonction, ou de grande alliance. Il affirme : « la clé pour casser le clivage « haut versus bas » est de donner la première place à la simplicité, la conscience des limites et la nécessité de l’entraide, et leur future incarnation politique ». C’est l’antidote principal face à la démesure d’un monde en surchauffe, et à l’aveuglante érection psychique des « grands » hommes quand ils en viennent à posséder l’anneau.
Prise de conscience et coagulations des nouvelles forces politiques
Pour Philippe de Roux, l’allégorie des hobbits, qui ne sont pas mus par l’esprit de domination, nous donne de magnifiques leçons politiques car il sont en quelques sortes nos maîtres. L’esprit démocratique est devenu l’idéologie de notre classe dominante qui conduit aux inévitables impasses que l’on connaît aujourd’hui dans nos villes. S’inspirant de ses expériences dans les bidonvilles ou la lutte pour la survie au quotidien, Philippe DEROUX arrive à la conclusion qu’il est possible de mobiliser les personnes autour d’un bien commun à construire ensemble, en l’occurrence l’accès aux services essentiels : l’eau à domicile, la collecte des déchets ou l’assainissement.
Eau et Vie est l’entreprise sociale par laquelle Philippe de Roux matérialise sa pensée, et ancre au quotidien, ici ou ailleurs, l’idée que c’est par le vivre ensemble qu’on vivra mieux. Il existe des méthodes de « renforcement communautaire » pour qu’à la fin, les personnes réunies au sein d’institutions bonnes, construites collectivement, puissent non seulement débattre, mais surtout décider.
Allier Anthropologie , nature et technique
S’opposant à l’écologie intégrale Philippe de ROUX pense qu’il ne s’agit pas de revenir à l’âge des cavernes, mais de discerner démocratiquement pour chaque chemin, la technique appropriée afin de permettre un monde plus humain, plus solidaire, sans en faire payer le prix à autrui, en particulier les plus vulnérables qui peuvent être aussi les espèces non humaines.
Dans la question urbaine, il faut vraiment maitriser un savoir-faire technique, là, de la plomberie, un savoir-faire de business, et un savoir-faire politique et de mobilisation. Eau et Vie négocie des tarifs sociaux pour les bidonvilles et les centres urbains précaires, et fait fructifier l’activité des opérateurs traditionnels en raccordant au réseau des quartiers délaissés, précaires.
En réalité, Eau et Vie vient intégrer à la ville, les quartiers et personnes qui y contribuaient, par leurs services manufacturés et informels, à l’économie des villes du Sud, et permet aux états de renforcer le tissus socio-économique en créant une fluidité des circuits, et en assoyant leur souveraineté en collectant des factures. Un état sans impôt, n’a pas de souveraineté, disait Napoléon.
Voilà la vision de Philippe de Roux sur le pouvoir d’achat et le nouvel ordre mondial
La question du pouvoir d’achat est la source de toutes les révoltes. En redonnant à ces populations, une meilleure qualité de vie en ayant accès à un service de qualité, il bouscule la vision traditionnelle de la centralité du pouvoir, et redonne leur voix aux sans voix et aux pouvoirs locaux.

​​​​​​​Eileen ALACHEDE

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