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Le Code électoral béninois a introduit une avancée majeure en matière de représentation féminine en imposant la réservation de 24 sièges exclusivement aux femmes à l’Assemblée nationale. Au-delà du strict respect de la loi, une question essentielle se pose : les partis de la mouvance notamment BR et UP-R ont-ils fait davantage d’efforts pour promouvoir les femmes en dehors des sièges réservés ?
« Le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de 109 dont 24 sièges exclusivement réservés aux femmes », stipule l’article 144 du code électoral. Chaque parti politique est tenu d’inscrire sur sa liste, une femme titulaire et une femme suppléante pour chacun des 24 sièges réservés. L’objectif de cette disposition du code électoral est de promouvoir le genre et la participation des femmes en politique.
Pour les élections législatives de 2026, les listes déposées par les partis comptent 109 candidats titulaires et 109 suppléants. Tous les 5 partis en lice dont l’Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) se sont conformés aux exigences de la loi. À ce titre, chacun des partis UP-R et BR a intégré 24 femmes, titulaires ou suppléantes, soit 48 femmes par parti, représentant 96 femmes au total grâce au quota exigé.
BR : 12 femmes positionnées hors quota
L’analyse de la liste du Bloc Républicain montre un effort supplémentaire notable. En dehors des sièges imposés par la loi, le parti a positionné 12 femmes supplémentaires, dont 4 en position de titulaire donc en tête de liste. Parmi elles figurent notamment : Badarou Alimatou, titulaire dans la 15ᵉ circonscription électorale ; Ahyi Chantal, titulaire dans la 16ᵉ circonscription ; Schanou Sofiatou, titulaire dans la 19ᵉ circonscription et Albertine Assikidana, titulaire dans la 21ᵉ circonscription. D’autres femmes ont été positionnées comme suppléantes dans plusieurs circonscriptions, notamment les 6ᵉ, 15ᵉ, 23ᵉ et 24ᵉ. Cet effort porte à 12 le nombre de femmes intégrées hors quota, confirmant une volonté du BR d’aller au-delà du minimum légal.
UP-R : 10 femmes hors quota, une seule titulaire
Du côté de l’Union Progressiste Le Renouveau, l’effort supplémentaire existe également, mais reste plus limité. En dehors des sièges réservés, le parti a positionné 10 femmes, dont une seule en position de titulaire, à savoir Agbanze Marguerite dans la 5ᵉ circonscription électorale.
Les autres femmes ont été inscrites comme suppléantes dans diverses circonscriptions, notamment les 4ᵉ, 6ᵉ, 11ᵉ, 16ᵉ, 19ᵉ, 20ᵉ et 21ᵉ. Il est noté une faible proportion de femmes en tête de liste hors quota.
Le cadre légal a permis d’augmenter le nombre de femmes candidates mais la marge de progression reste importante. Les choix de ces partis montrent que la promotion des femmes en politique reste encore largement conditionnée par l’obligation légale, plus que par une volonté politique pleinement assumée.
Les élections législatives de 2026 permettront toutefois de mesurer si ces candidatures se traduiront, dans les urnes, par une présence féminine plus forte et plus influente au sein de la prochaine Assemblée nationale.
A.A.A
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